Laboratoire international pour l'habitat populaire

Des hommes, des villes - Séance 1

- 21/05/2015 -

La traversée de la ville

A quoi ressemble la ville française vue du train ? Alors que la ville globale devient une réalité quotidienne, comment le cinéma français contemporain rend-il compte des transformations urbaines et du spectacle qui s’offre au voyageur depuis les vitres de son train ou de son RER ? Quel est donc l’espace urbain mis en scène dans la fiction française d’aujourd’hui ?

A travers des extraits de films réalisés depuis 2000, courts ou longs métrages, on essaiera de voir de quelle manière les cinéastes s’emparent de la ville pour en faire un décor et comment ils représentent la traversée de la ville, et en tout premier lieu de Paris et ses espaces périphériques.

 

Cédric Montel

Doctorant en études cinématographiques

Université Paris 1 Panthéon Sorbonne

Arts plastiques, esthétique et sciences de l’art

 

Crédit photos: Pierre Trovel

 

I. Introduction et mise en perspective 

Cinéma et train, cinéma et ville

Deux couples issus de la modernité technique – des technologies du mouvement (formes de la symphonie)

Limitations : les conditions de tournage ou les deux limites / la lumière / la mise en place du tournage

 Naissance géminée :

- Le documentaire : la recherche du vrai et du réel – copie parfaite, imitation du monde réel – enjeux exotiques (vues Lumière)

- la fiction : le récit – romanesque et théâtral. Recherche d’une continuité.

Fission du medium : 

Les actualités ET les films

Pour la fiction : le studio comme lieu unique de tournage

A grands traits, et sous réserve de multiples exceptions, une histoire du cinéma articulée autour de l’émergence de la Nouvelle Vague et de la question du studio.

De 1895 à 1959 : un cinéma tourné dans des décors de studio (Réalisme poétique français des années 1930). Après 1960 : un cinéma en extérieur. Aujourd’hui en France les tournages en extérieur : en 2011 + 4650 j en EXT vs 310 en STUDIO

II. Le périurbain : enjeux 

Cinéma de fiction : choix d’un cadre – espace-temps singulier

La représentation de ce que l’on appelle la banlieue est un objet de recherche largement abordé depuis une vingtaine d’années sous un angle sociologique. Avec cette idée que le cinéma de fiction rend compte des faits de société de son époque : il serait doué d’une force explicative ou illustrative. Il ferait discours et apporterait du sens. Annie Fourcaut en particulier a étudié les évolutions de cette représentation largement fantasmée des territoires péri-urbains depuis le réalisme poétique dans les années 1930 jusqu’à ce qu’on appelle les film de banlieue, terme générique aux contenus flous mais censé définir des films prenant pour personnages des jeunes vivant en banlieue et rencontrant des difficultés sociales, politiques, relationnelles… Un film est alors régulièrement cité comme emblème La Haine et une réplique devenue célèbre « on est enfermés dehors ».

Non spécialiste de ce genre

Mon propos ici n’est pas de refaire un historique de cette forme. Mais d’interroger le cinéma de fiction français depuis une quinzaine d’années sur la manière dont il aborde l’espace périurbain et dont il se propose de le traverser. Par delà la question de ce que le cinéma capte du monde extérieur et de ce qu’il retient, on s’interrogera sur la capacité du cinéma à mettre en scène le flux, entendu comme mouvement dans l’espace et dans le temps. Avec un angle précis (35 rhums) : le choix de filmer les déplacements en transport en commun. Qu’est devenu le train dans la fiction ? A partir de là une quête –survol et recherche. Et un butin maigre.

III. Les espaces séparés

Deux déceptions : arrêt sur les quais.

Extrait 1 : Le Passé de Ashgar Farhadi

Extrait 2 : Gare du Nord de Claire Simon

Cinéma de fiction : des personnages en crise, centrés sur eux-mêmes. Ellipse des déplacements. Coupure. Espaces autonomes et fermés.

IV. Le temps suspendu ou la marche en avant

La Fille du RER d’André Téchiné

Opposition ici/là-bas : Paris – maison de campagne - banlieue

Champ-contrechamp : pavillon RER

Extrait 3 : La Fille du RER

V. La question du flux et du réseau

Extrait 4 : Bird People

VI. L’entre-deux ouvert 

Le Paris de Claire Denis

Pas de discours sociologique explicatif

Faille poétique

Réinvention contemplative

Mise en scène

Extraits 5

VII. La difficulté de s’entraîner

Extrait 6 : Trouble Every Day (Melville) + Carine May, Hakim Zouhani : La Virée à Paname

connection

Conclusion

Rareté et difficulté des traversées. Espaces clos et hermétiques, zones de confort.

Banlieue : objet propice aux simplifications et réductions. Des images iconiques.

Personnages caricatures – comédies. Mais un enjeu cinématographique marginal.

En guise de conclusion :

Jerome Descamps, L’herbe collée à mon coude respire le soleil.

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Los hombres, las ciudades - Primera sesion

- 21/05/2015 -

Travesía de la ciudad

Que aspecto puede tener la ciudad francesa vista desde el tren? Ahora que la ciudad global se ha convertido en una realidad cotidiana, como el cinema francés contemporáneo toma en cuenta estas transformaciones urbanas y el espectáculo que ofrece al viajero à través de las ventanas del tren de la Red del Tren Regional (RER) ? Cuál es el espacio urbano puesto en escena en la ficción francés de hoy ? A través de estos segmentos de películas realizados desde el año 2000 cortos y largos metrajes intentaremos ver de qué manera los cineastas se apropian de la ciudad para hacer una escenografía y como ellos representan esta travesía de la ciudad en particularmente en Paris y sus espacios periurbanos. 

 

Cedric Montel 

Doctorante en Estudios cinematográficos

Universidad Paris 1 Panthéon Sorbonne

Artes plásticas, estética y ciencias del arte

 

Fotos: Pierre Trovel

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